Être fin prêts à toute éventualité

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Yves Bélanger - Servir

En permanence, la sécurité des Garnisons Saint-Jean et Montréal ainsi que celle du site de Farnham est assurée grâce à l’équipe de la centrale d’urgence 911 qui relève du 5e Régiment de la Police militaire. La douzaine de répartiteurs qui la composent travaillent au cœur de la Mégastructure, à Saint-Jean.

Jonathan Aubert est le coordonnateur de ce service. Il est en poste à la Garnison Saint-Jean depuis décembre 2015. Au cours des sept années précédentes, il avait travaillé à la centrale d’urgence 911 à la Base Valcartier à titre de répartiteur et de chef d’équipe.

Il explique que les centrales d’urgence 911 dans les différentes installations militaires des Forces armées canadiennes (FAC) ressemblent en plusieurs points à celles que l’on retrouve dans le secteur civil au sein des différentes municipalités du pays. « La principale différence est que nos répartiteurs ont plus de tâches à effectuer. Cela se fait bien puisque nous recevons moins d’appels par jour qu’une centrale d’urgence 911 civile. »

Il mentionne que la centrale d’urgence 911 est le point névralgique de tout ce qui se passe sur la garnison. « Dès qu’un événement inopportun se déroule sur nos sites, nous en sommes immédiatement informés. »

En 2017, la Centre d’urgence 911 a reçu plus de 18 000 appels. Toutefois, ces derniers n’ont pas tous nécessités une demande de soutien auprès de la Police militaire. « En tout, l’an dernier, les appels reçus ont nécessité 1 636 interventions policières », précise M. Audet.

La grande majorité des appels qui entrent auprès de ce service essentiel concerne des demandes d’aide suite à des blessures physiques. « Nous avons aussi un bon nombre d’appels concernant des dommages causés à des véhicules. »

Être répartiteur demande une grande capacité d’adaptation. « Chaque fois qu’ils entrent en postes, nos répartiteurs ignorent à quel genre de situation ils seront confrontés au cours de leur assignation. En plus, ils ne doivent jamais prendre à la légère les informations qui leur sont transmises. Ils doivent être toujours en alerte pour répondre à n’importe quelle urgence. »

Huit répartiteurs à temps plein, quatre autres à temps partiel et un coordonnateur forment l’équipe de la centrale d’urgence 911 de la Garnison Saint-Jean. Les répartiteurs travaillent toujours en équipe de deux et ont accès à neuf lignes téléphoniques d’urgence. « Nous avons également dix autres lignes téléphoniques qui nous permettent, entre autres, de gérer les systèmes d’alarme et d’être en lien avec les bureaux de la Police militaire. »

Opérationnelle en tout temps

La centrale de la Garnison Saint-Jean est opérationnelle 7 jours par semaine et ce, 24 heures par jour. S’il devait survenir une catastrophe importante causant une panne électrique ou tout autre impossibilité d’occuper les lieux, les répartiteurs seraient rapatriés dans une autre

centrale opérationnelle, située dans un autre bâtiment de la garnison. « Au cours des quelques minutes où nous effectuerions le transfert de notre personnel, c’est la centrale d’urgence 911 de Valcartier qui prendrait le relais. Nous reprendrions ensuite le contrôle de la situation », soutient le coordonnateur. Bien entendu, l’endroit de ce deuxième local est gardé secret pour des raisons de sécurité.

Chaque appel est important

Au cours de son passage au local de la centrale d’urgence 911 de la Garnison Saint-Jean, le journal Servir a eu la chance de rencontrer deux répartiteurs en pleine exécution de leurs fonctions : Nicole Casavant, qui compte 15 ans d’expérience à ce poste, et David Rioux, un employé à temps partiel depuis six mois.

Ces derniers confirment qu’ils ne pensent jamais aux situations qui pourraient arriver avant d’entrer en poste. « Notre but est d’être toujours prêt à réagir, même si personne souhaite qu’une situation d’urgence survienne », indique Mme Casavant.

David Rioux explique pour sa part qu’il traite chaque appel avec la même importance. « On ne peut juger de la situation avant d’avoir vérifié la véracité des informations, ce que nous nous empressons de faire avant de décider d’intervenir ou non. »

Il poursuit en soutenant qu’il apprécie de pouvoir toujours travailler en équipe de deux. « C’est assurant. Nous avons beau recevoir des formations, il est toujours bon de pouvoir échanger avec nos collègues et partager des expériences de travail », conclut-il.

 

Quelques chiffres pour 2017

Nombre d’appels reçus : 18 099

Nombre d’appels placés : 9 542

2 196 dossiers ont été ouverts et cela a conduit à 1 636 interventions policières.

 

 

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