Savoir quoi faire face à la radicalisation

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Yves Bélanger - Servir

Le 15 février prochain, à la chapelle de la Garnison Saint-Jean, les intervenants de la région de Montréal, tels que les aumôniers, les travailleurs sociaux, le personnel médical, les dirigeants des chaînes de commandement, les superviseurs et le personnel oeuvrant au sein de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, du Détachement Saint-Jean de l’École de langues des Forces canadiennes et du Collège militaire royal de Saint-Jean, sont invités à participer à une formation offerte par le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV).

Le padre (capitaine) Andrew Cameron indique que le but de cette formation est de bien outiller les militaires et membres du personnel civil afin qu’ils puissent détecter si une personne est en processus de radicalisation et intervenir adéquatement auprès de celle-ci en cas de besoin. « Ce phénomène est de plus en plus présent au sein de notre société et nous souhaitons que les gens qui occupent des postes stratégiques puissent être en mesure de réagir s’ils sont confrontés à des employés qui démontrent des signes de radicalisation. »

Il espère que les gens concernés seront présent en grand nombre pour assister à cette formation qui, à l’automne dernier, a été offerte à la Base Valcartier. « Tout comme le programme Sentinelle, cette formation se veut un outil fort intéressant pour aider leurs collègues ou leurs proches avec une approche chaleureuse et respectueuse. »

Le CPRMV

La formation sera offerte par Roxane Martel-Perron, responsable de la formation et du développement des compétences pour le CPRMV. Elle explique que le but de l’exercice consiste en un premier temps à démystifier le phénomène de la radicalisation. « Ce n’est pas parce qu’une personne exprime un point de vue différent, qu’elle porte une barbe ou qu’elle est chauve qu’elle est automatiquement en processus de radicalisation. »

Elle poursuit en indiquant qu’il est important de bien reconnaître les comportements qui indiquent qu’une personne est en train de se radicaliser. « Encore là, il faut rester prudent, c’est un ensemble de comportements qui pourra nous permettre d’identifier une personne en situation de radicalisation et non un simple comportement isolé. »

Pour le CPRMV, il est primordial de sensibiliser le plus de citoyens possible afin qu’ils développent des stratégies et des actions concrètes visant à réduire les risques qu’une personne de leur entourage se retrouve en situation de radicalisation violente. Cela permet également de prévenir les conséquences négatives pour cette personne, ses proches et la société. « Nous favorisons une approche bienveillante et respectueuse avec les individus qui se trouvent en situation de radicalisation. Le but est d’apprendre à discuter avec eux et, petit à petit, à leur faire découvrir les façons possibles et non violentes pour faire comprendre leur point de vue. »

Les personnes désirant participer à la formation sont invitées à s’inscrire auprès d’Édith Ouellette au service de l’aumônerie, au 450 358-7099, poste 7420.

 

 

 

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