Au cœur du conflit israélo-palestinien

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L'élève-officier Anastasia Ichim lors d'une des rencontres effectuées dans le cadre de ce voyage.

Yves Bélanger, Servir

Du 15 au 26 mai 2018, l’élève-officier Anastasia Ichim, du Collège militaire royal de Saint-Jean (CMR Saint-Jean), était en Israël afin de participer au Olmsted Foundation Israeli-Palestinian Conflict Field Study organisé par le Peace and War Center de l’Université Norwich (UN) située au Vermont. Au cours des dix jours, diverses rencontres ont été effectuées dans le but de comprendre le conflit israélo-palestinien.

L’élève-officier qui, en août, sera au nombre des premiers étudiants inscrits au Programme universitaire en études internationales offert par le CMR Saint-Jean, explique que sa participation à ce projet résulte du protocole d’entente que le CMR Saint-Jean et l’UN ont signé le mois dernier. « Le voyage a été organisé par le professeur Travis Morris de l’UN et c’est la Fondation des collèges militaires royaux du Canada qui a assumé mes frais de voyage. » Elle était accompagnée de huit étudiants de l’UN pour cette aventure.

Elle explique que le principal objectif du voyage était d’apprendre sur les différentes impressions qu’ont les habitants du pays à l’égard du conflit entre la Palestine et l’Israël. « Chaque jour, nous avions des rencontres dans les ambassades, dans les organisations de défense de droits et dans les universités. » En dix jours de présence en Israël, plus de 25 différentes rencontres ont eu lieu.

L’élève-officier raconte avoir eu un véritable choc culturel lors de son arrivée à Jérusalem. « C’est la ville religieuse d’Israël où tous les juifs se sentent libres d’exprimer et de pratiquer leurs croyances. Cela a comme effet d’encourager les juifs orthodoxes à assumer entièrement leur religion. Donc, la ville en totalité est peuplée de juifs habillés dans les habits traditionnels. Je n’avais jamais vu autant d’ultra-orthodoxes à la même place. » Cependant, elle s’est rapidement habituée à la situation.

Une expérience qui l’a particulièrement marquée est celle de la visite du musée de l’Holocauste de Jérusalem. « J’ai déjà visité celui de Montréal. Bien qu’il s’en dégage de l’énergie et de l’émotion, celles-ci sont encore plus présentes au musée de Jérusalem. Les nombreux témoignages présents dans le musée et les nombreux objets qui autrefois appartenaient aux victimes de l’Holocauste viennent chercher les émotions les plus puissantes cachées au fond de nous. »

Maintenant de retour au Canada, l’Élof Ichim se dit très heureuse et choyée d’avoir pu participer à une telle expérience. « Ce voyage de recherche m’a beaucoup appris sur le conflit entre la Palestine et l’Israël. La chose qui m’a le plus fascinée, c’est que plus j’en apprenais sur ce conflit, plus je me rendais compte que nous le comprenons bien mal en Occident. »

Début des études universitaires

À compter du mois d’août, l’Élof Anastasia Ichim entreprendra la dernière étape de sa formation, celle du baccalauréat en études internationales au CMR Saint-Jean. Elle rêve depuis longtemps d’œuvrer dans le milieu des relations internationales. « Je compte travailler au moins 25 ans dans les Forces armées canadiennes. Par la suite, je souhaite continuer de travailler pour le Canada, mais d’un point de vue plus diplomatique, soit comme ambassadrice ou attachée de la Défense », conclut-elle.

 

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