Déployé au Mali

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Le caporal Sébastien Giroux, du 438e Escadron tactique d’hélicoptères, est en mission au Mali depuis deux mois.

Yves Bélanger, Servir

Depuis juin, les Forces armées canadiennes déploient des militaires au Mali tout comme les armées de 56 autres pays dans le cadre d’une mission de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Le journal Servir a eu la chance de s’entretenir avec le caporal Sébastien Giroux, du 438e Escadron tactique d’hélicoptères, qui est au nombre des de ces militaires

Le Cpl Giroux est sur place depuis le 7 juillet, à titre de mécanicien de bord sur l’appareil CH-146 Griffon. « Mon travail ici est de m’assurer que l’hélicoptère est en bonne condition pour effectuer la mission. Je suis aussi une aide technique pour les pilotes durant le vol, en plus d’opérer une mitrailleuse. »

La mission principale de son unité consiste en l’évacuation médicale en zone avancée. « Le rôle du Griffon dans cette tâche est de protéger les hélicoptères Chinook ainsi que nos médecins et techniciens au sol. Notre présence sur le camp permet aux troupes de l’ONU de faire leur travail tout en ayant confiance que si quelque chose de grave leur arrive, les Canadiens sont prêts à leur venir en aide. »

Trois semaines d’adaptation

Le Cpl Giroux raconte qu’il lui a fallu au moins trois semaines pour s’acclimater aux conditions météorologiques du pays. « On transpirait beaucoup durant la période d’ajustement. Il fallait boire beaucoup d’eau. »

En ce qui concerne la culture malienne, il avoue ne pas y être exposé pour le moment. « Je vois les Maliens et découvre un peu leur mode de vie du haut des airs, mais je n’ai pas eu à interagir avec eux. Quand nous ne sommes pas en mission dans les airs, nous restons au camp. »
Le militaire en est à son premier déploiement à l’étranger. Il se dit très heureux d’être actuellement au Mali et très fier de reprendre ainsi le flambeau de son père. « Celui-ci a servi comme Casque bleu à Chypres et en Bosnie. »

Loin de sa famille

Le Cpl Giroux ne rentrera pas au pays avant janvier ou février 2019. Bien qu’il ait l’habitude d’être absent de la maison, mais pour des courtes périodes, il admet que ce qu’il trouve actuellement le plus difficile est de manquer certains événements familiaux importants.
Il a toutefois l’occasion de parler à son épouse au téléphone régulièrement. « Elle me tient au courant de ce qui ce passe à la maison. Pour des raisons de sécurité, les conversations sont toutefois restreintes. « Ces dernières tournent principalement autour de ce qu’elle fait et des enfants. C’est elle qui par la suite tient ma famille au courant de comment je vais. »

La MINUSMA

Le contingent canadien se joint à 57 autres pays. Au total, 12 000 soldats participent à la mission de stabilisation des Nations unies au Mali (MINUSMA) dont les objectifs sont entre autres de protéger les civils, de promouvoir les droits de la personne, de rebâtir le secteur de la sécurité et d’encourager le dialogue politique.

 

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