S’adapter pour mieux répondre aux besoins des hommes du rang

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L’adjudant-chef des Forces armées canadiennes, l’adjudant-chef Alain Guimond, s’est enrôlé en 1983. (Photo : Courtoisie)

Yves Bélanger, Servir

Le nouvel adjudant-chef des Forces armées canadiennes, l’adjudant-chef Alain Guimond, souhaite poursuivre le travail amorcé par son prédécesseur, l’adjudant-chef Kevin West, à l’Institut de la profession des armes Adjudant-chef Robert-Osside. Il souhaite également que l’établissement s’adapte à sa clientèle dans le but de répondre encore mieux aux besoins des hommes du rang qui souhaitent y recevoir une formation.

En rencontre avec le journal Servir, le plus haut gardé des hommes du rang des Forces armées canadiennes (FAC) a expliqué les trois objectifs qu’il compte réaliser au cours de son mandat. Le premier est de poursuivre le travail effectué par l’Adjuc West. « Il a travaillé très fort pour que le grade d’adjudant-chef soit dorénavant considéré comme un poste de leader et non comme celui d’un technicien. Cela fait trois ans que nous oeuvrons pour cela et je compte bien m’assurer de conclure ce dossier avant de quitter mon poste. »

Le deuxième objectif que l’Adjuc Guimond s’est fixé est de mettre tout en œuvre pour assurer une rétention du personnel. « Sommes-nous obligés de muter le personnel tous les deux ans ? Si certains sont heureux et comblés dans ce qu’ils font, pourquoi devraient-ils absolument être mutés ailleurs au Canada, surtout s’ils ne souhaitent pas vraiment monter en grade. »

Il explique que les nouveaux militaires n’ont plus nécessairement les mêmes buts et besoins que ceux d’il y a 20 ou 30 ans. « Il faut absolument trouver une façon de faire en sorte qu’ils ne nous quittent pas après quelques années de service parce que leur famille risque d’éclater si elle vit une autre mutation ou parce qu’on les prive d’un travail qu’ils adoraient pour les envoyer ailleurs faire d’autres tâches. »

Il trouve également malheureux que des conjoints de militaires qui pratiquent un métier dans une province ne puissent le faire dans une autre à moins d’aller chercher une formation d’appoint. « Il faut faciliter au maximum les mutations de nos militaires et des membres de leur famille. »
L’Adjuc Guimond compte même profiter du poste qu’il occupe au sein des FAC pour assurer une meilleure rétention du personnel militaire. « Ma parole est pesante au sein de l’organisation et je compte bien profiter de cela pour faire évoluer les choses. »

Son troisième objectif est de dresser les besoins des sous-officiers qui veulent accéder à des grades supérieurs. « En matière d’éducation militaire, nous offrons un service hors pair à l’Institut Osside. Toutefois, il faudrait aussi déterminer quelles sont les formations des universités civiles qui seraient les plus adaptées pour les différents grades et postes auxquels les hommes du rang souhaitent un jour accéder. Il est important d’établir des barèmes clairs à ce sujet. »

Pour l’adjudant-chef Guimond, il est important que les FAC demeurent toujours à l’affût des changements dans le monde au cours des prochaines décennies. « Pour survivre, il est essentiel de s’adapter. Les guerres changent et cela nécessite que le leadership change aussi.»

 

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