Elle passe au rang des professionnels

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Le caporal-chef Pamela Matthews s’est classée en deuxième position dans les deux catégories auxquelles elle était inscrite. (Photo : courtoisie)

Yves Bélanger, Servir

Le caporal-chef Pamela Matthews, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes (ELRFC), a de quoi être fière. Lors de sa participation aux Championnats nord-américains de culturisme qui ont eu lieu à la fin du mois d’août à Pittsburgh, en Pennsylvanie, elle s’est classée en deuxième position dans les deux catégories (35 ans et plus, 40 ans et plus) auxquelles elle était inscrite. Elle a ainsi obtenu sa carte de professionnelle au sein de la Fédération internationale de culturisme.

En se rendant sur place, le Cplc Matthews savait que cette compétition allait être rude. « Il s’agit du plus grand championnat de niveau amateur aux États-Unis. Plus de 1 800 culturismes y participent chaque année. » Elle s’était donc fixé comme objectif de se classer dans le top 10, mais jamais elle n’aurait pensé se retrouver en deuxième place. Elle avoue être encore sous le choc d’avoir atteint ce niveau tant convoité. « J’ai toujours pensé que cela était inaccessible pour moi, car je suis généralement beaucoup plus petite sur le plan musculaire que la plupart des femmes avec lesquelles je suis en compétition », explique-t-elle.

Une grande préparation

C’est en juin que la militaire s’était qualifiée pour cette compétition lors de sa participation au Toronto Pro Supershow. « J’y ai obtenu une deuxième place (grand-maîtres, 45 ans et plus), une sixième place (maîtrise, 35 ans et plus) et une cinquième position (ouverture, 18 ans et plus). »

Souhaitant toujours se dépasser, le Cplc Matthews a alors supporté des frais supplémentaires pour que le juge en chef lui donne ses commentaires sur son physique et ses poses. « Je voulais connaître mes forces et mes faiblesses. » Les principaux points notés par le juge étaient qu’elle devait développer plus de muscles au niveau des jambes. « Il m’a indiqué que je devais être plus maigre et que je devais changer certaines de mes poses pour cacher mes zones les plus faibles. »

Elle n’avait que trois mois pour effectuer les changements souhaités avant de se rendre à Pittsburg. « J'ai embauché un entraîneur, Yves Piedalue, qui m’a aidée à développer mes jambes et faire plus de cardio. »

Pendant les 20 semaines ayant précédé la compétition de Toronto, le Cplc Matthews avait suivi un régime lui ayant permis de passer de 158 à 128 livres. Malgré cela, elle a poursuivi avec une diète plus sévère, en plus de travailler ses poses. La culturiste avoue avoir trouvé difficile de continuer cette diète pendant près de trois autres mois, tout en essayant de se muscler davantage et de rester mince.

Ses prochains défis

Maintenant rendue au niveau des professionnels, le Cplc Matthews attend avec impatience le calendrier des compétitions de la Fédération internationale de culturisme pour déterminer celles auxquelles elle participera. « J'espérais me rendre en Ohio en février prochain pour le Arnold Sports Festival, mais je ne peux plus y aller, car cette compétition est de niveau amateur. » Elle termine en remerciant ses collègues, amis ainsi que la chaîne de commandement pour leur soutien et leur encouragement.


 

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