Elle a relevé le défi

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Le caporal-chef Tanya Gendron, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, a relevé en solo le défi du Trophée roses des sables. (Photo : courtoisie)

Yves Bélanger, Servir

Le caporal-chef Tanya Gendron, de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, a relevé le défi du Trophée roses des sables. Du 10 au 21 octobre, elle a conquis seule, sur un quad (4 roues), le désert du Maroc, une aventure qui l’a profondément marquée et dont elle se souviendra longtemps.

Elle raconte entre autres le matin de sa deuxième journée d’expédition où 15 minutes seulement après le départ, elle est tombée en bas d’une falaise avec son véhicule. « J’ai bien cru que mon aventure s’arrêtait là. Heureusement, des gens m’ont aidée à remettre le quad sur ses roues et à le remettre en marche. Cela m’a beaucoup retardée, mais j’ai au moins pu continuer ma course. »

Une autre journée, une perte d’équipement a fait en sorte qu’elle s’est perdue dans le désert. « Je me suis retrouvée coincée dans une rivière sèche et je n’avais pas de pelle. » Heureusement, deux Berbères sont venus lui porter secours. « Au début, je trouvais cela stressant, car ils me demandaient de l’argent et je refusais. Ils ont finalement accepté de me donner un coup de main pour me sortir de cette mauvaise situation. »

Bien préparée

Bien qu’en général elle s’en soit bien tirée, elle avoue que l’expérience a été plus difficile qu’elle le pensait. « C’est au niveau mental que cela est difficile. Nous avions des journées très remplies et il fallait régulièrement se remettre en question. »

Elle soutient que sa formation militaire a été fort utile dans diverses situations. « J’avais une bonne gestion du stress. Le cours de caporal-chef que je venais de suivre m’a aidée à prendre rapidement des décisions et à les assumer. » Sa formation en topographie a également été un atout important.

Elle explique que tout au long de l’aventure, elle a connu des bonnes et des moins bonnes journées. « Je réussissais à bien me classer un jour sur deux. » Elle a terminé en 3e position de la catégorie soliste qui comptait six participantes.

Choc culturel

Outre les difficultés du trajet, la militaire avoue avoir vécu un grand choc culturel dès son arrivée au Maroc. « Je sentais souvent le jugement des gens qui me regardaient. » Elle a aussi trouvé particulier de devoir marchander chaque objet qu’elle souhaitait acheter. « Je n’étais pas habituée à cela. Il y avait un prix indiqué sur les articles, mais le marchand essayait toujours de me le vendre un peu plus cher. Je devais constamment négocier. »

Elle soutient avoir aussi été touchée par la grande pauvreté de plusieurs Marocains. « Certains vivent dans la vraie misère. Cela m’a grandement fait remettre en question notre mode de vie et réaliser que nous avons la chance ici d’avoir accès à beaucoup de services d’aide. »

 

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